Alto – Viola

Laurent Zakowsky vous expose ses principes de fabrications’ ses histoires personnelles et des témoignages d’altistes jouant ses instruments.

Cher-e-s ami-e-s altistes:

Cette année apporte une nouveauté pour les altistes: à la demande de certains d’entre vous se plaignant de douleurs musculo-squelettiques, j’ai mis au point, après 4 années de recherches, de prototypes, de rencontres avec des physiciens, des kinésithérapeutes et bien sûr d’altistes, un modèle d’alto beaucoup plus léger (20% de poids en moins!), tout en garantissant sa solidité et son ergonomie. Les premiers retours des musiciens sont très positifs, les douleurs sont en grande partie soulagées et certains ont même repris leur carrière pourtant compromise. Grande a été notre surprise et notre joie de constater qu’en plus, la puissance et le timbre s’en trouvent encore meilleurs ! Je fabrique cet instrument à destination des musiciens professionnels et dans mes trois tailles habituelles: 39,5 cm, 40,5 et 41,5 cm. Je serai ravi de vous les présenter, de répondre à toutes vos questions (techniques, financières, etc.) et de recueillir vos impressions à l’atelier d’Orléans ou celui de Paris 9ème. Je vous rappelle mon numéro de téléphone: 0643649205. Et mon mail: laurentzakowsky@yahoo.fr

                                PRESENTATION DE L’ALTO LEGER : LE CIGAL

      L’alto est un instrument à cordes frottées de la famille du violon. Par rapport à celui-ci, il est plus grand, plus lourd et est accordé une quinte plus bas.

Contrairement au violon dont les cotes sont très standardisées, celles de l’alto présentent un certain degré de liberté. La taille de l’alto varie ainsi classiquement entre 39,5 et 43 cm. Sa masse, proportionnelle à la taille, oscille entre 580 et 650 grammes. 

Jusqu’à une époque récente, l’alto a été principalement utilisé comme instrument d’accompagnement, n’exigeant pas, pour son jeu, une virtuosité comme celle du violon. Mais, depuis quelques décennies, son répertoire, sa technique et le niveau des altistes ont très considérablement augmentés. Il est maintenant demandé à ses utilisateurs des performances comparables à celles des violonistes. Mais, de ce fait, sa masse et sa longueur « induisent des conditions biomécaniques non optimales générant des tensions musculaires et des sur-sollicitations. Lorsqu’elles persistent, ces perturbations musculo-tendineuses sont favorables à la blessure ». On peut rajouter que ce handicap physique a des conséquences psychologiques et artistiques. Il est d’autant plus difficile à vivre que, dans le milieu de la musique « classique », la question du handicap reste un tabou. D’une part parce qu’il existe, depuis le 19ème siècle, un culte romantique de la douleur et du sacrifice et que se plaindre n’est pas dans les mentalités. On peut noter également que, l’orchestre étant une entité dans laquelle la notion de « collectif » est prépondérante, montrer une faiblesse peut être assimilé à une forme de démission, voire de trahison. Sans parler du fait que, à l’instar du monde du travail en général, il peut exister une forme de concurrence entre les différents musiciens et que, dans ce cas, avouer un handicap n’est pas une bonne stratégie professionnelle. 

Il est important également de noter que le répertoire majoritaire de l’alto, à savoir l’accompagnement en orchestre, implique souvent des conditions de travail difficiles : espace de jeu réduit, souvent placé à proximité d’instruments « bruyants » (cuivres, percussions), ce qui a pour conséquence une moins bonne perception de son propre son. Du fait de la nature même des parties à exécuter, parsemées de nombreux passages de silence, le musicien doit constamment manipuler son instrument, le faisant passer de la position « sous le menton » à celle « posé sur la jambe », ce qui, là aussi, favorise un certain type de douleur et de pathologies.

Or, sans aller dans les extrêmes, un altiste professionnel doit être équipé d’un instrument suffisamment grand pour répondre aux exigences musicales de son art, ce qui, comme on vient de le voir, pose problème. Cette innovation a pour projet d’y répondre, en proposant au musicien un instrument de taille convenable, allégé de 20% de sa masse, tout en se conformant aux exigences de performances sonores, de solidité et d’ergonomie.  Pour mener à bien ce projet, quatre années de travail ont été nécessaires, faisant collaborer différents acteurs tels que luthier, musiciens, acousticiens, kinésithérapeutes et ergologues.

Cet alto nouveau porte un nom : le CIGAL. D’une part, parce que « la » cigale est un animal sympathique qui fait de la musique par plaisir. Et, d’autre part, le sigle CIGAL est l’acronyme de : « Concept Innovant et Génial d’Alto Léger ».

   

4 réflexions sur “Altistes: soyez légers!”

  1. nathalie dussert dit :

    Bravo Laurent
    C’est toujours intéressant de te lire

  2. charlotte de fontgalland dit :

    Bravo Laurent ! l’aboutissement de longues années de recherche et d’ innovation !

  3. Marie-José ZAWARTKA dit :

    Bravo pour cette innovation qui va changer la vie des altistes…

    1. Laurent Zakowsky dit :

      Merci Marie-José.Je présenterai ces altos lors du congrès de Paris en janvier. Je ferai sur ce sujet une conférence avec Coralie Cousin, une kinésithérapeute spécialisée dans les douleurs des musiciens.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *